La Peuplée

solo en milieu agricole - Voix et récits - repas .
création 2019 



"Il ne s'agit pas de désenfumer le fumier, de dépolluer le milieu, il s'agit d'ouvrir l'ouverture, de réouvrir l'ouverture sur la grandeur".

Pw, Autrice et vocaliste propose un peuplement dans les fermes.
Autour de chants collectés et inventés, elle raconte son histoire et à travers elle celle de l’Histoire du travail agricole. Entourée des matériaux du lieu et en écriture directe sur chaque exploitation, elle induit des ponts entre l'histoire d'ici, du pays, de ce.tte paysan.ne et celle qu'elle rapporte depuis d’autres lieux.

Un lieu n'existe pas en soi.
Il existe par la relation que l'on entretien avec lui.






« Alors, moi je ne suis pas savant, je ne sais pas. Mais je suis bien obligé de penser à ça parce que moi aussi, parce que tous. Et voilà : des fois, quand je suis seul, ou quand ça vient, je me dis que c'est louche, ça a l'air d'un travail mal fait. Il y a une chose que je ne crois pas : c'est que volontairement on veuille que nous soyons malheureux. Je crois que tout est fait pour que tout le monde soit heureux. Je crois que notre malheur, c'est comme une maladie que nous faisons nous même avec de gros chaud-et-froid, de la mauvaise eau et du mal que nous prenons les uns aux autres en nous respirant nos respirations. Je crois que, si nous savions vivre, nous ne serions peut-être pas malades. Avec l'habitude qu'on a prise, maintenant, toute notre vie c'est lutter, et nager, et se battre pour ne pas sombrer. Tout. Que ce soit tes bestiaux, que ce soit tes semences, tes plantes, tes arbres, il faut que tu te gendarme contre tout, ce que nous voulons, il semble que le monde entier ne le veut pas. Il semble qu'il le fait par force. Ça a du nous donner un dégoût de tout, à la longue. » (Jean Giono – Que ma joie demeure)